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Les 5 erreurs courantes lorsque l’on veut trouver sa voie (et éviter les jobs écocidaires)

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Trouver sa voie, c’est souvent se confronter à un questionnement si profond qu’il donne le vertige  – ou envie de pleurer.

C’est une tâche ardue qui demande d’avancer sans savoir exactement où l’on va. C’est accepter, au début, de suivre une petite lumière qui grossira au fil des années si on en prend soin. 

Car c’est seulement en se retournant sur le chemin parcouru que nous pouvons comprendre comment chaque expérience et chaque choix ont contribué à donner une cohérence à l’ensemble. 

trouver sa voie

Mais, que faire quand cette incertitude devient une source d’angoisse ? Quand le poids de l’inconnu semble si lourd à porter que même les décisions les plus simples deviennent paralysantes ?

Comme pour toutes tâches difficiles et importantes, il faut arriver à l’appréhender de manière lucide, cool et déterminée. 

Pour vous y aider, je vous partage dans cet article les conseils que j’aurais aimé recevoir il y a 10 ans quand je m’enlisais dans les sables mouvants de “que vais-je faire de ma vie ?”

Ce que vous apprendrez dans cet article : 

  • 2 idées reçues à déconstruire avant d’aller plus loin. 
  • Le changement d’état d’esprit à opérer si vous cherchez votre voie. 
  • Comment le plan des 90 jours peut-il vous permettre de structurer votre passage à l’action et trouver votre voie ?

Première erreur : tomber dans le mythe des métiers-passions

So Good They Can’t Ignore You est un livre de Cal Newport qui remet en question l’idée communément acceptée qu’il faut suivre sa passion pour trouver le travail parfait. 

Selon lui, la clé pour avoir un travail que vous aimez n’est pas de suivre votre passion, mais plutôt de développer des compétences rares et précieuses. Vous pouvez ensuite utiliser ces compétences comme atout pour obtenir un travail que vous aimez.

Ce que je retiens de ce livre : 

  • La passion n’est pas suffisante. La plupart des gens n’ont pas de passions préexistantes qui se traduisent directement en carrières. En prime, suivre sa passion peut souvent mener à des déceptions et à des carrières non satisfaisantes. De nombreuses personnes veulent travailler dans un métier-passion, et la concurrence est souvent très rude. 
  • L’importance du capital de carrière. Les compétences rares et précieuses que vous développez sont ce que Cal Newport appelle le « capital de carrière ». Plus vous avez de capital de carrière, plus vous avez de pouvoir pour négocier un emploi que vous aimez et des conditions de travail avantageuses.
  • La passion suit la compétence. Au lieu que la passion précède la carrière, Cal Newport soutient que la passion vient souvent après avoir développé une compétence profonde dans un domaine.
  • La mission découle de vos compétences. Une fois que vous avez acquis suffisamment de capital de carrière, vous pouvez commencer à penser à votre « mission » ou à la manière dont vous pouvez avoir un impact plus important.

La signification du titre du livre est : l’excellence dans ce que vous faites vous permet de devenir « si bon qu’on ne peut pas vous ignorer ».

En bref, Cal Newport défend l’idée que pour vraiment aimer ce que vous faites et avoir une carrière épanouissante, vous devez d’abord vous concentrer sur le développement de compétences rares et précieuses. Une fois que vous avez ces compétences, vous avez le pouvoir de façonner votre carrière de manière à ce qu’elle corresponde à ce que vous souhaitez vraiment. 

Pour approfondir ce sujet, vous pouvez consulter mon article intitulé : Ça veut dire quoi exactement avoir un métier qui a du sens ?

Pendant des années, je n’arrivais pas à choisir parmi mes passions

Lorsque l’on a de multiples passions, choisir un chemin peut être déroutant. 

J’ai longtemps été tiraillée entre de nombreux centres d’intérêt, certains éphémères, d’autres plus persistants. 

Me spécialiser en copywriting et en rédaction web m’a permis d’appliquer ces compétences dans plein de domaines qui me passionnent, notamment les sports de  montagne. 

La beauté de cette approche réside dans sa flexibilité. Ces compétences me permettent d’explorer différents secteurs d’activité tout en ayant un socle professionnel solide. 

Et vous, quelles compétences profondes pourraient devenir votre fil rouge ?

Deuxième erreur : se laisser arrêter par les barrières mentales sur les entreprises engagées

Revenons ici sur les 3 barrières mentales que j’ai le plus souvent observées chez les personnes que j’ai accompagnées dans la création de leur entreprise engagée : 

  • La peur.  Peur de l’avenir, de l’échec, du jugement des autres, ou de ne pas être à la hauteur… Toutes ces peurs sont légitimes, et parfois (heureusement rarement) elles se réaliseront. Elles sont autant d’étapes  dépasser sur le chemin de l’autonomie financière et professionnelle. 
  • La pureté militante. C’est cette petite voix intérieure qui vous dit que vous devez être parfait pour avoir le droit d’agir. C’est un vrai poison quand on veut trouver un métier à impact. 
  • La diabolisation de l’argent. Nous avons parfois l’impression de devoir choisir entre le sens et l’argent. Cela conduit certains entrepreneurs engagés pour l’écologie à se précariser ou à vivre des burn-out militants.

Que faire quand on a peur de se lancer ? 

Pour ne pas vous retrouver paralysé par ces barrières mentales, je vous conseille de revenir régulièrement aux 3 piliers des low-techs. Elles doivent être : utiles, accessibles, durables. 

Dans les phases de doutes, demandez-vous : 

  • Mon projet répond-il à un besoin essentiel ? = UTILE
  • Est-il abordable pour un maximum de personnes ? = ACCESSIBLE
  • Le cœur de mon activité est-il au service de la sobriété et du vivant ? = DURABLE

En ce qui me concerne, ces 3 questions m’aident à me reconnecter à la mission de mon entreprise et à une manière de la faire grandir qui soit alignée avec mes valeurs.

Troisième erreur : faire des plans dans sa tête et ne rien expérimenter

Il est naturel de rêver et de faire des plans dans sa tête. Cependant, trop souvent, ces rêves restent prisonniers de notre esprit. Sans action, sans confrontation au réel, ces plans sont de simples chimères.

Pour trouver votre voie, vous pouvez expérimenter pour : 

  • découvrir des nouvelles idées ou manières de faire  ;
  • confronter vos hypothèses à la réalité et pouvoir les valider ou les invalider ;
  • avancer dans votre réflexion ; 
  • pouvoir créer des choses avec les personnes que vous rencontrerez en expérimentant. 

En bref, vous devez adopter une mentalité de prototype. Avant de s’engager pleinement dans une voie, il est judicieux de tester, d’ajuster, d’itérer. 

Que ce soit pour une nouvelle idée d’entreprise, un projet artistique ou une orientation professionnelle, expérimenter à petite échelle permet de mieux évaluer la viabilité de nos projets, de gagner en confiance et de minimiser les risques.

En fin de compte, agir et apprendre de l’expérience directe est la condition sine qua non pour trouver sa voie. 

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– trouver des clients sans trahir leurs valeurs.


Quatrième erreur : ne pas structurer son passage à l’action 

Ce conseil s’inscrit dans la continuité du précédent, car sans un plan d’action structuré, on peut se retrouver à trop réfléchir, à peser indéfiniment les pour et les contre, ce qui peut conduire à l’inaction. Avoir une structure en place permet de progresser de manière tangible.

Lorsqu’on veut trouver sa voie, on peut être confronté à une multitude d’options et d’opportunités. En structurant son passage à l’action, on peut définir ce qui est le plus important, concentrer ses énergies et éviter de se disperser.

En prime, la route pour trouver sa voie peut être longue et semée d’embûches. Une structure claire fournit une feuille de route et des repères qui peuvent aider à rester motivé, surtout lorsqu’on est confronté à des défis ou des incertitudes.

Enfin, face à l’incertitude inhérente à la recherche de sa voie, avoir un plan structuré donne un sentiment de maîtrise et de contrôle, ce qui peut réduire l’anxiété et augmenter la confiance en soi.

La méthode du plan des 90 jours m’a permis de trouver ma voie 

Depuis 2020, j’utilise la méthode du plan des 90 jours. C’est une approche de gestion du temps qui vise à fixer et atteindre des objectifs sur une période de trois mois. 

Trois mois est une fenêtre suffisamment longue pour permettre un changement significatif tout en étant assez courte pour maintenir un sentiment d’urgence et de concentration.

Elle offre l’occasion d’évaluer fréquemment les progrès, d’ajuster les stratégies et d’éviter de s’engager dans des voies qui ne portent pas leurs fruits.

Les objectifs à court terme sont plus motivants, car ils semblent plus immédiats et réalisables, ce qui peut aider à maintenir un haut niveau d’engagement.

Pour cela vous devrez, tous les 90 jours : 

  • faire le bilan des 90 jours écoulés et célébrer les petites victoires pour maintenir la motivation ; 
  • vous fixer des objectifs clairs et mesurables ; 
  • diviser chaque objectif en petites étapes actionnables ; 
  • vous donner des échéances pour ces étapes afin d’éviter la procrastination.
  • alterner entre des tâches de fond (comme la formation) et des actions concrètes (comme la réalisation de projets personnels ou le bénévolat).
  • effectuer des bilans réguliers pour suivre vos progrès.

Surtout, ne changez pas d’objectif principal avant la fin des 90 jours. Prenez le temps, seulement à la fin des 90 jours, de réfléchir à ce qui a fonctionné ou non.

Évaluez comment les actions mises en place vous ont rapproché ou éloigné de votre objectif. Servez-vous de cette réflexion et de cette prise de recul pour planifier le prochain trimestre. 

Le plan des 90 jours est une méthode qui offre le bon compromis entre cadre et flexibilité. En concentrant vos efforts sur une série d’objectifs à court terme, vous pouvez obtenir des feedbacks réguliers sur votre parcours, rester motivé et ajuster votre trajectoire au fur et à mesure. 

Et n’oubliez pas que bien souvent l’action précède la motivation. Même si la plupart des personnes pensent que c’est l’inverse et qu’il faut attendre que la motivation vienne pour agir… 

Cinquième erreur : sous-estimer l’importance de la formation 

Si vous souhaitez trouver votre voie, il faudra investir en vous. Cela vous permettra d’étoffer votre boîte à outils de compétences essentielles, quelle que soit votre nouvelle vie professionnelle : 

  • organisation et gestion du temps ; 
  • intelligence collective et intelligence émotionnelle ;
  • connaissance des sujets climatiques et écologiques pour ceux qui veulent se reconvertir dans ce domaine ; 
  • vente et marketing pour ceux qui ne veulent plus être salariés ; 
  • et bien d’autres choses… 

Apprenez à vendre et vous n’aurez plus jamais faim 

En 2017, quand je me suis mise à mon compte en création de site web, je ne savais absolument pas comment trouver des clients. J’ai testé plein de choses, sans vraiment de succès. Jusqu’au jour où j’ai compris, que la réussite de toute entreprise repose sur deux piliers : 

  • votre compétence métier et technique d’une part, 
  • vos compétences en marketing et vente d’autre part.

J’avais investi beaucoup de temps et d’argent pour développer ma compétence métier (créer des sites Internet) mais trop peu de temps à apprendre à trouver des clients pour vivre sereinement de mon activité de freelance. 

J’ai alors découvert qu’apprendre à vendre (sans trahir ses valeurs) ce n’est pas sorcier. C’est un peu comme une recette de cuisine : il suffit de suivre les étapes. 

trouver sa voie est un voyage, pas une injonction sociale

Quand j’ai appris à trouver des clients, mon entreprise est enfin devenue une source de revenus pérenne et j’ai pu construire un projet sur le long terme. 

Trouver sa voie est un voyage, pas une injonction sociale qui vous paralyse. 

Rappelez-vous que votre chemin est unique, et chaque étape est importante pour votre croissance. 

Dites-moi en commentaires quels sont vos principaux blocages pour trouver votre voie !


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