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Les barrières mentales qui vous empêchent de lancer un projet d’entreprise écologique

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69 000 heures. C’est le nombre d’heures que nous passons à travailler dans notre vie.

Face à toutes ces heures, on peut se demander si notre travail contribue réellement à quelque chose de significatif ou si nous passons nos journées à résoudre de faux problèmes lors de réunions inutiles, composées de gens qui aimeraient, eux aussi, faire autre chose de leur temps.

Face à ce constat, une solution attire de plus en plus de personnes : créer sa propre entreprise écologique. Autrement dit, créer une entreprise qui vous permet de générer votre propre revenu tout en contribuant à lutter contre le cauchemar d’un monde à +4°C.

Les motivations pour se lancer dans un tel projet sont nombreuses : gagner en liberté, pouvoir faire ses propres choix professionnels, acquérir une autonomie financière et contribuer à construire un monde bas carbone et respectueux du vivant.

Cependant, malgré ces motivations évidentes, beaucoup de personnes ont du mal à passer à l’action. C’est pour cette raison que j’ai choisi de vous proposer un article qui décortique les barrières mentales qui vous empêchent peut-être de lancer votre entreprise écologique.

Ce que vous apprendrez dans cet article :

  • Comment réconcilier votre cerveau rationnel et votre cerveau émotionnel.
  • Pourquoi la pureté militante est votre pire ennemi si vous voulez créer une entreprise écologique.
  • Comment vous former au marketing low-tech pour en finir avec votre peur du lendemain et dépasser votre aversion pour le marketing agressif.

Votre cerveau pensant ne parle pas le même langage que votre cerveau émotionnel

Si vous réfléchissez depuis quelque temps à lancer votre entreprise écologique, il y a de grandes chances que votre “cerveau rationnel” soit convaincu du bien-fondé de votre idée.

Mais il se peut qu’au niveau émotionnel, vous ayez peur : de l’avenir, de l’échec, du jugement des autres, ou de ne pas être à la hauteur.

Ces émotions puissantes peuvent vous paralyser et vous empêcher de passer à l’action.

Les émotions sont beaucoup plus puissantes que notre cerveau rationnel

Nous avons tendance à penser que nous prenons nos décisions sur la base de la réflexion et de la rationalité. Mais en réalité, ce sont bien nos émotions qui nous bloquent ou qui nous poussent à agir.

En ce qui me concerne, j’ai fini par réaliser qu’il était crucial de prendre le temps d’écouter mes peurs, plutôt que de chercher à les surpasser de force. Où prennent-elles racine ? Qu’est-ce qui les déclenche ? En les observant attentivement, sans chercher de solution immédiate, je sens qu’elles cherchent à combler un besoin profond, comme le besoin de sécurité. Elles essayent de me protéger.

Il est également essentiel de vous reconnecter à ce qui vous motive, ce qui donne envie de concrétiser ces projets d’entreprise écologique. Personnellement, mon besoin de liberté et mon besoin de contribuer sont deux besoins récurrents quand je lance un nouveau projet.

Avoir peur et le faire quand même ?

C’est un peu vrai. C’est parfaitement normal d’avoir peur quand on lance un projet d’entreprise et, votre peur ne présage en rien de votre capacité à réussir.

Et spoiler alert : aucune pluie de tomates ne vous accueillera lorsque vous vous lancerez.

Avez-vous déjà expérimenté des situations que vous redoutez et réalisé QUE TOUT SE PASSE BIEN ? Personnellement, cela me permet de voir mes peurs sous un autre jour. Les conséquences redoutées sont souvent exagérées par notre esprit.

“Avoir peur et le faire quand même” (évidemment en prenant le temps d’appliquer le conseil du paragraphe précédent), c’est le début d’une belle aventure : je vous le garantis !

La pureté militante qui vous donne l’impression qu’il faut être parfait pour avoir le droit d’agir

Un autre obstacle majeur sur la voie de l’entrepreneuriat écologique est la notion de « pureté militante ».

Cette idée insidieuse suggère que pour agir dans le domaine de l’écologie, il faut être d’une perfection irréprochable : n’avoir jamais pris l’avion, être végétarien depuis l’adolescence, avoir travaillé pour des organisations écologiques de renom. Cette quête d’absolu peut paralyser l’action et freiner vos élans d’entrepreneuriat écologique. Voyons comment s’en détacher.

Qu’est-ce que la pureté militante et comment s’en débarrasser ?

La « pureté militante » est un concept psychologique selon lequel une personne doit être d’une cohérence irréprochable avec ses principes pour avoir le droit d’agir.

La pureté militante est donc un argument régulièrement utilisé par les climatosceptiques quand ils disent “tu dis qu’on doit moins polluer, mais tu es bien content d’avoir un smartphone.”

Pour échapper à ce piège, l’approche que j’ai choisie est de : faire de mon mieux, en abordant les sujets un par un, en commençant par ceux qui ont le plus d’impact.

Pour cela, j’utilise la matrice des impacts, un outil que j’ai découvert dans le livre « L’âge des low-tech » de Philippe Bihouix.

Si la pureté militante est une vraie plaie, en revanche rester vigilant avec le greenwashing peut être une très bonne chose. Pour ce faire, je reviens régulièrement aux 3 piliers des low-techs selon le Low-Tech Lab. Les low-techs doivent être : utiles, accessibles, durables.

  • Mon entreprise répond-elle à un besoin essentiel ? = UTILE
  • Mes offres sont-elles abordables pour un maximum de personnes ? = ACCESSIBLE
  • Le cœur de mon activité est-il au service de la sobriété et du vivant ? = DURABLE

Le manque d’expérience en marketing et en entrepreneuriat

Le dernier obstacle qui peut vous empêcher de lancer une entreprise écologique est le manque d’expérience en marketing et en entrepreneuriat.

La réussite de toute entreprise repose sur deux piliers :

  • votre compétence métier et technique d’une part,
  • vos compétences en marketing et vente d’autre part.

La capacité à trouver des clients, à faire connaître votre offre et à générer des revenus est tout aussi cruciale que votre savoir-faire spécifique. Ce manque d’expérience en marketing est l’un des principaux défis que rencontrent ceux que j’accompagne dans leur parcours entrepreneurial.

Pourtant, le marketing ce n’est pas sorcier.

Le marketing, c’est un peu comme suivre une recette de cuisine.

En suivant les instructions correctement, on obtient généralement un résultat satisfaisant. Mais il faut bien suivre les étapes, les unes après les autres.

Cela ne fait pas de vous un chef étoilé, mais c’est suffisant pour nourrir votre famille. Plus vous pratiquez, plus vous serez capable d’innover et d’improviser lorsque vous cuisinez.

Cela dit, j’ai observé que l’aversion pour le marketing provient souvent de trois croyances :

  • « Si mon offre est rejetée, c’est moi qui suis rejeté. » Demander de l’argent pour un service ou un produit peut susciter la peur du rejet ou de l’échec. Cette peur est souvent présente chez ceux qui manquent de confiance en eux ou en leur travail, ou qui considèrent l’argent comme un symbole de validation. Pourtant, l’argent peut être vu simplement comme un moyen de faciliter les échanges de services et de produits entre individus.
  • « Pour vendre, il faut être un requin ». Il existe en réalité de nombreuses façons de vendre, et il est important de trouver celle qui vous correspond le mieux et qui respecte vos valeurs.
  • « La vente, c’est de la manipulation ». C’est parfois vrai, mais ce n’est pas une fatalité. Pensez aux nombreuses fois où vous avez fait un achat sans subir de marketing agressif ! La manière dont vous faites du marketing dépend de la « recette de cuisine » que vous choisissez.

Changer de regard sur le marketing

Pour changer votre perception du marketing, il est essentiel de comprendre que la vente n’est pas transactionnelle mais relationnelle.

Dit autrement, il ne s’agit pas simplement d’échanger un service contre de l’argent, mais de créer une véritable relation avec vos clients et de les aider, du mieux que vous le pouvez.

Cela peut sembler un peu abstrait, c’est pourquoi dans ce ebook gratuit, je vous propose un plan d’action marketing concret sur 90 jours. Si vous le trouvez agressif, manipulateur ou intrusif, ne l’utilisez pas ! En revanche, si vous le trouvez respectueux envers vos clients, aligné avec vos valeurs et utile pour rendre viable votre projet d’entreprise au service de la transition écologique, n’hésitez pas à l’appliquer et à vous lancer.


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5 commentaires sur “Les barrières mentales qui vous empêchent de lancer un projet d’entreprise écologique”

  1. J’aime beaucoup cette vision des choses et cet article est super clair. Espérons que de plus en plus d’entreprises, d’entrepreneurs auront à cœur de faire ce genre de changements !

  2. Merci pour ton article qui est très claire et me réconcilie avec ne pas avoir peur de demander d’être payer à ma juste valeur quand j’envoi mes devis à mes clients. Aujourd’hui, je me dis que ceux qui accepterons m’a juste valeur = des clients qui respecte mon travail !

  3. Je ne connaissais pas ce concept de marketing appliqué aux entreprises écologiques! C’est vrai que c’est un ensemble! Comment respecter la Terre, si on ne respecte pas l’humain? Cela fait peur, mais il est pourtant essentiel d’avancer pas après pas vers un monde plus respectueux!

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